Longtemps, j’ai cru que mon désir était un problème.
Trop.
Trop intense.
Trop dérangeant.
Trop dangereux.
Mon corps savait, déjà.
Mais mon histoire, mes blessures, mon féminin blessé…
les regards, les injonctions à être “sage”, “comme il faut”,
m’avaient appris à me serrer, me couper, me contenir.
Pour être aimée, je me suis souvent un peu éteinte.
J’ai mis sous silence une partie de moi :
celle qui avait envie de vibrer,
de danser,
de ressentir,
d’être touchée – dans tous les sens du terme.
Et puis, la vie m’a doucement ramenée à cet endroit-là.
Pas avec un grand coup de tonnerre,
mais à travers des petites invitations :
un regard qui voit vraiment,
un toucher qui respecte,
des expériences où mon corps s’est remis à parler,
des rencontres où je n’avais plus besoin de jouer un rôle.
J’ai commencé à explorer qui je suis quand j’arrête de me juger.
Qui je suis quand je laisse mon désir exister,
sans le travestir,
sans le condamner,
sans essayer de le rendre “acceptable”.
Et là, j’ai découvert quelque chose de précieux :
Mon énergie sexuelle n’est pas une saleté à contrôler.
Ce n’est pas un danger à enfermer.
C’est une force de vie.
C’est une médecine.
Une médecine qui :
- remet du mouvement là où tout était figé,
- ramène de la chaleur là où c’était glacé,
- redonne une voix au corps qui n’osait plus parler.
Je ne parle pas de performance ni de prouesse technique.
Je parle de ces moments :
- où le corps tremble – pas seulement de plaisir, mais parce qu’il relâche une vieille peur ;
- où les larmes montent après un moment d’abandon, sans qu’on sache exactement pourquoi ;
- où l’on sent, très simplement : « Ah… je suis vivante. »
Petit à petit, j’ai compris que mon énergie sexuelle ne se limitait pas à la sexualité.
Elle est là quand je danse, quand je crée, quand je ris de tout mon ventre, quand je masse, quand je suis profondément présente à l’autre… et à moi-même.
C’est ce courant de vie qui me traverse
quand je suis pleinement là, dans mon corps, dans mon cœur, dans mon “oui” et dans mon “non”.
Et c’est là qu’elle devient une médecine.
Quand cette énergie :
- ne sert plus à combler un vide,
- ne sert plus à acheter de l’amour,
- ne sert plus à anesthésier une blessure,
- mais à me remettre en lien avec moi : avec mes limites, mes vrais désirs, ce qui est bon pour moi, ce qui ne l’est plus.
Alors oui, ce chemin m’a demandé du courage.
Affronter mes peurs,
Traverser ma honte.
Regarder en face les traces de mon féminin blessé.
Ecouter les parties de moi qui disaient :
Et malgré ça, continuer à avancer.
Un pas après l’autre.
À mon rythme.
Ce qui m’a aidée, c’est aussi le regard.
Le regard qui ne fuit pas,
qui ne me réduit ni à un corps à utiliser,
ni à une femme à enfermer,
mais qui voit la femme,
l’âme,
le chemin,
le courage derrière les tremblements.
Aujourd’hui, ce chemin irrigue tout :
ma manière d’aimer,
ma façon d’accompagner,
ma posture de femme,
mon travail, mes massages, mes voyages intérieurs.
Je n’ai pas “réglé” ma sexualité.
Je me suis mise à l’écouter.
Et c’est cela que j’ai envie de transmettre :
Je ne propose pas de recettes sexuelles, ni de dogmes spirituels.
Je propose des espaces où l’on peut :
Parce que quand l’énergie sexuelle n’est plus là pour combler un vide ou prouver quelque chose, elle redevient ce qu’elle a toujours été au fond :
une force de vie qui nous réoriente vers ce qui est profondément juste pour nous.
Si quelque chose en toi se reconnaît dans ces mots, alors tu es au bon endroit.
Bienvenue dans ce travail d’orfèvre :
Pour toutes celles et ceux qui sentent un feu discret sous la cendre, et qui souhaitent se réconcilier avec leur corps, rencontrer leur désir autrement : plus libre, plus conscient, plus vivant.
Ces Murmures de la Louve sont dédiés à toutes les femmes en chemin...
Et aux hommes qui aiment les femmes ou qui apprennent à mieux les aimer...
Parce que marcher sur ce chemin, s’apprivoiser et grandir ensemble est magnifique...!!!
Amandine Germain
“Aujourd’hui, j’accompagne les femmes qui souhaitent passer de leur féminin blessé à leur féminin sacré, en mêlant mes 16 années d’expérience de masseur-kinésithérapeute, mon écoute du corps, mon chemin de femme, et une approche sensible de l’énergie sexuelle comme force de vie.”
Et une annonce importante :
En 2026, je proposerai des soins et accompagnements autour de cette traversée :
du féminin blessé ↔️ au féminin sacré 💎
Si tu souhaites être informée des dates et soins à venir tu peux jeter un œil sur mon blog !de temps en temps.
