J’ai appris il y a quelques jours le décès d’une amie.
Une femme extraordinaire grâce à qui j’avais pu partir en Chine après ma formation en médecine chinoise.
Et cette nuit, un souvenir m’est revenu.
Dans un parc, un homme pratiquait la calligraphie… à l’eau. Au début, je ne comprenais pas.
Je trouvais presque cela absurde. Pourquoi créer quelque chose d’aussi beau…
si c’est pour qu’il disparaisse quelques instants plus tard ? Pourquoi ne pas le faire sur une toile ? Pour que cela reste.
Et puis, j’ai compris. Toute la beauté était justement là.
Dans le geste.
Dans l’instant.
Dans l’éphémère.
Cette calligraphie n’était pas faite pour durer. Elle était faite pour être vécue.
Comme certains moments. Comme certaines rencontres. Comme certains êtres que l’on croise sur notre chemin.
Et peut-être que si certaines choses nous touchent autant…c’est précisément parce qu’elles ne nous appartiennent pas pour toujours.
La vie elle-même est éphémère. Et pourtant…c’est peut-être cela qui la rend si précieuse. Certaines personnes laissent une trace durable. D’autres… une trace invisible.
Comme une calligraphie à l’eau. Disparue en apparence…mais encore profondément vivante à l’intérieur de nous.
Et peut-être que l’été est justement une invitation à cela…
S’autoriser à vivre pleinement certains instants, sans chercher à les retenir.
Des parenthèses de présence, de voyages et de sensation…éphémères elles aussi.
À suivre…
Amandine Germain
