· 

Le langage du toucher

Le toucher est bien plus qu’un simple contact.

 

Il est une façon d’entrer en relation avec le monde, avec les autres… mais aussi avec soi-même.

 

Chaque surface que nos mains rencontrent nous transmet une information :
une texture, une température, une densité, une sensation.

Et, en retour, notre corps réagit lui aussi. Car tout ce que nous touchons nous touche.

 

Une poignée de main peut rassurer, apaiser, mettre en confiance… ou au contraire créer une sensation d’inconfort.

 

Le contact d’un tissu sur la peau peut nous procurer une sensation de douceur, de sécurité ou de légèreté.

Même le simple fait de poser la main sur une table peut nous renseigner sur la chaleur, la fraîcheur, la rugosité ou la douceur d’une matière.

Les sensations tactiles constituent un univers extrêmement riche, souvent oublié dans nos quotidiens très mentaux et rapides.

Le toucher nous relie au concret, au corps, au moment présent.

 

À travers lui, nous percevons :

  • la chaleur,
  • la fraîcheur,
  • la pression,
  • la fluidité,
  • la densité,
  • la douceur.

 

Et parfois, certaines sensations réveillent aussi en nous une émotion, un souvenir ou une sensation de bien-être difficile à expliquer.

 

Finalement, nous passons nos journées à être en contact avec le monde qui nous entoure, souvent sans même nous en rendre compte.

 

Alors peut-être que la question est simplement : prenons-nous encore le temps de ressentir ?

Choisissons-nous nos vêtements uniquement pour l’image qu’ils renvoient…ou aussi pour la sensation qu’ils procurent à notre peau ?

Prêtons-nous attention aux textures qui nous entourent au quotidien ?

 

À travers le toucher, le corps reçoit en permanence des informations qui influencent notre état intérieur, notre détente et notre façon d’habiter le moment présent.

C’est aussi pour cela que le massage peut parfois apporter bien plus qu’une simple détente physique.

Il remet du lien, de la présence et du ressenti dans un corps qui, parfois, fonctionne depuis longtemps en pilote automatique.

 

Amandine Germain